Tous les articles par paul

INSTALLATION DANS UN NOUVEAU LIEU DE VIE

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Lors de mon dernier voyage en août 2017, nous avons décidé avec Rupak de trouver un nouveau lieu de vie pour les enfants, car l’internat n’était plus adapté à leurs besoins. Nous avons eu la chance de trouver un grande maison dont nous partageons le loyer avec la famille de Rupak qui est venue s’y installer avec les enfants au mois d’octobre. Désormais la femme de Rupak, Kumari, prend en charge, contre un salaire que lui verse l’association, toute la vie quotidienne des enfants, qui connaissent dans ce nouvel environnement une atmosphère familiale et sécurisante.  La vidéo suivante, après un petit détour par l’Inde (Delhi, Jaipur, Taj Mahal) vous permettra de retrouver les enfants dans leur nouvelle maison.

La maison de Sukun enfin reconstruite

IMG_5729Aux dernières nouvelles, Sukun, la grand-mère d’Ajay a annoncé au directeur de l’école que sa maison, détruite par le séisme du 25 avril 2015 était enfin reconstruite grâce à l’aide exceptionnelle envoyée par l’association. Ajay qui doit retourner chez sa grand-mère pour les vacances de printemps, sera ainsi hébergé de nouveau dans des conditions décentes. L’association Chengdoma, par l’aide qu’elle apporte aux familles des enfants pris en charge, contribue à l’amélioration globale de leur vie.

Tasi enfin libérée

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Tasi le jour de son arrivée à la Fewa school

L’enfant de Samar qui nous avait été signalée a enfin pu être libérée au mois de juillet 2016 et est désormais scolarisée à l’école Fewa. Cette libération est le fruit de l’action conjointe de l’association Chengdoma et de sa branche népalaise qui a dû faire intervenir le service de l’Aide à l’Enfance du Népal Continuer la lecture de Tasi enfin libérée

Une nouvelle enfant bientôt libérée

L’association Chengdoma a été informée il y a un an et demi qu’une jeune enfant travaillait dans un hôtel de Samar (Haut Mustang). L’été dernier, Paul, le président de l’association, s’est rendu à Samar pour évaluer la situation.  Il  y a rencontré l’instituteur de l’école de Samar qui lui a montré le registre des présences, prouvant que l’enfant,  nomméeTasi,  n’allait que très rarement à l’école. L’instituteur était d’autant plus désolé de cette situation qu’il avait pu constater que Tasi était une enfant douée qui aurait pu progresser s’il elle avait été aussi souvent absente. La raison de cette présence en pointillée était qu’elle travaillait pour les propriétaires de l’hôtel, accomplissant pour eux quotidiennement des tâches ménagères. Les propriétaires ont raconté à Paul que la mère de Tasi leur avait officiellement  remis l’enfant âgée de 2 ans parce qu’elle était dans l’incapacité de s’occuper d’elle. Interrogés sur l’absentéisme de Tasi à l’école, il ont prétendu que l’enfant n’aimait pas l’école et subissait la mauvaise influence d’autres filles du village. Ce qui était un mensonge éhonté. De retour à Pokhara, Paul a demandé au président de la branche népalaise de faire tout son possible pour libérer Tasi, y compris en ayant recours aux moyens légaux. Ce qu’il a fait avec une belle obstination. A sa demande,  les autorités locales ont diligenté une enquête qui leur a rapidement montré que Tasi était exploitée par les hôteliers. Pour autant, les autorités ne voulaient pas la retirer de l’hôtel, au prétexte qu’elle n’avait pas de famille connue qui puissent assumer le rôle de responsable légal. Bien sûr, les hôteliers refusaient de donner toute information qui aurait pu permettre  de retrouver la mère de Tasi. Un autre membre de l’association népalaise, ayant une très bonne connaissance  de cette région, est entré en contact avec une ONG de Jomsom, qui a mis la pression sur les hôteliers pour obtenir des informations sur la mère de Tasi, allant jusqu’à les menacer de poursuites légales.  Finalement ils ont consenti à donner le numéro de téléphone d’une tante de Tasi qui à son tour a donné sans difficulté les coordonnées de la mère. Cette femme qui vit dans le sud du Népal, près de la frontière avec l’Inde, affirme qu’elle a remis sa fille (dont le vrai nom est Santoshi) au propriétaire de l’hôtel parce qu’elle n’était pas en mesure de la nourrir. En échange, le propriétaire s’était engagé à la scolariser. Ce qui était encore un pur mensonge. La mère de Santoshi est entièrement d’accord pour que sa fille aille à Pokhara pour y recevoir vraiment une bonne éducation, grâce à l’association Chengdoma. Sous peu, La mère de Santoshi va se rendre avec le président de la branche népalaise de l’association à Samar, où elle va retrouver sa fille qu’elle n’a pas vue depuis  8 ans.IMG_4538

La reconstruction toujours en panne un an après le séisme

Un article du Time daté du 14 avril (édition numérique) dépeint la situation dramatique du Népal, un an après le séisme.  Au lieu de se consacrer à la reconstruction, les politiciens népalais se sont focalisés sur la promulgation d’une nouvelle constitution (attendue certes depuis la chute de la monarchie en 2008…). Résultat: les populations du sud du Népal, qui s’estimaient lésées par le nouveau texte ont choisi d’établir un blocus avec le soutien non avoué mais très évident de l’Inde voisine. L’économie du pays, déjà vacillante, a subi un coup d’arrêt terrible. Quant aux milliards de l’aide internationale qui avaient afflué après le drame, ils sont restés bloqués en attente de décisions politiques concernant la distribution de cette manne. Dans les zones détruites, les populations vivent toujours dans des abris de fortune, dans lesquels il leur a fallu affronter la mousson, puis l’hiver rigoureux. La prochaine mousson sera encore vécue pour la plupart dans des conditions toujours aussi déplorables.

Lire l’article anglais dans son intégralité.

Lire la traduction de l’article paru dans la version papier datée du 25 avril 2016.

 

Le Népal soumis à un odieux blocus

Blocus à la frontière indienne
File de camions bloqués à la frontière indienne

8 oct. 15  Depuis deux semaines le Népal est soumis à un insupportable blocus le privant d’approvisionnements vitaux en énergie. Des habitants de la province sud du Teraï, opposés à la nouvelle Constitution qu’ils perçoivent comme hostile aux minorités de cette région, ont décidé de bloquer les axes routiers venant de l’Inde, Continuer la lecture de Le Népal soumis à un odieux blocus